« Les hommes ne pensent qu’à ça », « ils sont accros au sexe », « ils sont égoïstes quand ils font l’amour », on parle souvent des clichés sur la sexualité féminine. On parle moins des généralités poussiéreuses, qui vont bon train sur celle des hommes. On croit que le plaisir sexuel des hommes est simple à comprendre et donc facile à venir. Mise au point sur toutes ces idées reçues.
Faux : Il est tentant de réduire la sexualité masculine à une mécanique basique, mais l’homme est (parfois) aussi compliqué que la femme… L’orgasme et l’éjaculation sont deux choses différentes, un homme peut jouir sans éjaculer et vice-versa, même si dans la majorité des cas, les deux phénomènes sont associés.
L’éjaculation correspond à l’émission de sperme au summum de l’excitation et il s’agit d’un réflexe qui ne se contrôle pas une fois qu’il est lancé. Elle est composée de quelques saccades, séparées de 0,8 secondes, avec une contraction de l’urètre par lequel passe le sperme, et du périnée.
Elle précède de quelques dixièmes de seconde l’orgasme, qui est une sensation de jouissance ressentie au niveau du cerveau essentiellement, accompagnée de contractions du périnée. La fréquence cardiaque s’accélère, la tension aussi, les pupilles se dilatent, la jouissance est là ! Et le bien-être intense et l’apaisement qui la suivent sont délicieux.
Faux : Certes, les hommes ont moins tendance à simuler que ces dames, mais ils simulent de temps en temps pour faire plaisir à leur partenaire, pour écourter le rapport ou pour se stimuler un peu. Eux aussi ont des jours où ils sont moins en forme, plus préoccupés ou simplement « pas d’humeur » ! Alors, avec quelques gémissements et soubresauts, le tour est joué… La seule chose, qu’ils ne peuvent pas simuler, c’est l’éjaculation qui est un réflexe incontrôlable.
Jouir, c’est offrir son plaisir à l’autre, s’abandonner à l’autre, ce que les hommes ont parfois autant de mal à faire que les femmes. Et tout n’est pas question de technique et de savoir-faire : l’orgasme est soumis aux fantasmes, à ce que la partenaire lui renvoie sur ce plan, à ce que l’homme s’autorise en face de cette femme… Culpabilité, manque de confiance en soi, extrême pudeur sont des embuches bien réelles sur le chemin de l’orgasme masculin.
Faux : Même si le pénis est une zone très érectile, ce n’est pas la seule ! Il suffit de caresser un homme pour constater que son corps recèle d’autres zones, qui peuvent l’amener à l’excitation et au plaisir. Le top 5 de la carte du tendre masculine :
- La bouche : plus un baiser profond dure, plus les récepteurs du plaisir se sensibilisent.
- Le cuir chevelu : passer la main, doigts écartés dans les cheveux et s’arrêter en maintenant une pression, est idéal pour qu’un homme se rende.
- Les pectoraux : caresses et mordillements sur le sillon sous-pectoral sont une manière de rendre hommage à la virilité d’un homme. Cela gonfle son excitation.
- Les fesses : il faut généralement les amadouer, une langue douce et chaude. Mais peu à peu, elles se relâcheront pour permettre des caresses au niveau du sillon inter6fessier.
- Les orteils : masser les orteils, un par un, doucement, les gober et les lécher… effet d’extase garanti.
Faux : Ce n’est pas parce que l’homme a un niveau de testostérone plus élevé que la femme, que son désir sexuel est plus grand. De même, le stress, la fatigue, l’alcool, le tabagisme et le surpoids réduisent leur libido, tandis que leurs partenaires sont de plus en plus nombreuses à briser les tabous, qui ont longtemps bridé leur sexualité. Résultat : certaines femmes sont beaucoup plus actives que leurs compagnons !
Faux : Encore une idée reçue que bon nombre d’hommes aimerait voir au placard ! Non, l’érection n’est pas automatique. Son érection est fragile et vulnérable. Sa réalisation est un phénomène extrêmement complexe et subtil. Humiliations, tristesse, difficultés professionnelles, personnelles, dépression peuvent la perturber. Et il est important que la femme le comprenne ! Elle ne doit pas avoir de réactions dévalorisantes ou multiplier les reproches quand la panne survient, au risque de culpabiliser profondément son partenaire.
Faux : Il est vrai que l’homme parvient au sommet de l’excitation en quelques secondes, tandis qu’il faut compter une vingtaine de minutes pour une femme. Ce n’est pas pour autant qu’il n’apprécie pas les préliminaires… au contraire ! L’homme en a aussi besoin et il y prend plaisir. Cela lui donne le temps d’obtenir une bonne érection, bien solide, et prépare le pénis au coït.
Si l’homme a compris que les préliminaires pouvaient réveiller sa sensibilité et son excitation, rendant son plaisir orgasmique encore plus fort, alors les préliminaires ne lui paraîtront jamais trop longs.
Faux : Le Viagra®, une pilule miracle ? Non. S’il peut bien être efficace pour augmenter la vigueur masculine, ce médicament de l’érection ne peut pas fonctionner en l’absence de désir. Dans ce cas, si on le prend, il ne se passera rien.
A noter : Cette idée reçue vaut également pour le Levitra et le Cialis, autres médicaments de l’érection.
Attention : Ces médicaments doivent être utilisés par des hommes souffrant de troubles érectiles, et non pour réaliser de nouvelles prouesses !
Faux : C’est peut-être vrai pour certains hommes issus des anciennes générations ou en couple depuis de nombreuses années. Mais heureusement, c’est loin d’être une généralité. Les hommes pensent souvent à satisfaire leur partenaire en premier en retardant au maximum l’éjaculation : ils sont très attentifs au plaisir de l’autre et peuvent même être déçus si leur partenaire n’a pas eu d’orgasme.
Faux : Ce n’est pas obligatoire. En réalité, beaucoup d’hommes se sentent coupables au moment de l’éjaculation, surtout lorsque le rapport a été un peu rapide. Et pendant l’acte, ils sont souvent anxieux à l’idée de ne pas satisfaire pleinement leur partenaire. On ne les imaginait pas si inquiets…
Vrai et Faux : C’est un peu réducteur mais effectivement, les hommes se masturbent plus fréquemment que les femmes. Toutefois, les chiffres montrent bien que les femmes ne sont pas en reste. Ainsi, selon une étude américaine publiée en 2009 (National Survey of Sexual Heath and Behavior), vers 50 ans, 38,3 % des femmes s’offrent des plaisirs solitaires une fois par mois, contre seulement 20 % des hommes.